Publié le : 15/01/2018

Féminines : digne d'un championnat du monde

Les hommes seront confrontés à tout ce que le karaté mondial compte de meilleur. Des champions du monde à la pelle ! Les femmes ne seront pas en reste. La grande équipe de France sera face à l’une des plus formidables oppositions possibles en ce début 2018. Un « Premier League » de Paris à donner le vertige.

Kata : Mano a mano français, le Japon détrôné ?

Sandy Scordo et Alexandra Feracci sont les titulaires officielles pour le kata féminin français. Un affrontement qui déjà, en soi, vaudra le détour, car il conditionnera les grandes sélections à venir, et il sera pimenté par la présence avec son club de Jessica Hugues en embuscade. Mais ces trois là auront à faire face à soixante-et-une adversaires issues de trente-six pays ! Une participation vraiment digne d’un championnat du monde… à ceci près que ce n’est pas une, mais deux adversaires japonaises qui seront là pour tout emporter sur leur passage, dont l’illustre Kiyou Shimizu, double championne du monde 2014 et 2016. Une technicienne qui n’avait tout simplement… jamais perdu au niveau international, depuis son avènement aux championnats du monde juniors 2011, puis espoirs deux ans plus tard. Son unique défaite à ce jour ? Au tournoi Serie A de Salzbourg, en Autriche, en 2017 et par 5-0. Contre qui cette incroyable défaite ? Non pas la championne d’Asie espoirs, n°2 japonaise, Iwamoto Emeri qui l’accompagne à Paris, mais par celle qui les a battues toutes les deux ce jour-là en Autriche sur le même score (s’offrant au passage sa troisième Japonaise du jour Hikaru Ono), la technicienne de Hong-Kong tout juste sortie des championnats de jeunes elle aussi, Grace Lau Mo Sheung… laquelle sera là ! Qui veut manquer ça ? D’autant que la triple championne d’Europe (et médaillée mondiale) espagnole Sandra Sanchez Jaime sera présente, la vice championne du monde égyptienne Sara Sayed aussi, ainsi que les médaillées mondiales, l’Américaine Sakura Kokumai, l’Italienne Viviana Bottaro (ainsi que l’ancienne championne du monde Sara Battaglia), ou encore l’Allemande Jasmin Bleul. Les places sur le podium seront hors de prix.

Combat : armada française !

Alexandra Recchia, qui a gagné les championnats du monde en 2012 et 2016 en -50kg, aura le plaisir de retrouver sa vieille amie la Turque Serap Ozcelik, qui l’avait emporté en 2014 et à laquelle elle a été si souvent confrontée, mais aussi sa finaliste 2016, la Japonaise Miyahara, ainsi que les deux autres médaillées, sa « bête noire » autrichienne, Bettina Plank et l’Égyptienne Radwa Sayed. Quant à la championne d’Europe en titre, l’Ukrainienne Kateryna Kryva, elle veut bien faire l’arbitre. Pour la jeune génération française sélectionnée par leurs clubs, Sophia Bouderbane, Aurore Bourçois et Sirine Lounes, c’est « show time ».
La titulaire Emily Thouy est championne du monde en titre en -55kg, mais ses deux derniers championnats d’Europe ne furent pas à la hauteur de ses espérances. Elle aura l’occasion de passer en revue toutes celles qui furent sur sa route dans les deux cas : la finaliste mondiale, la Brésilienne Valeria Kumizaki, fait le déplacement, ainsi que les championnes d’Europe italienne, Sara Cardin et turque, Tuba Yakan (2017). Les deux autres médaillées mondiales de 2016 sont venues d’Asie rien que pour elle : la Japonaise Sara Yamada et la Taiwanaise Wen Tzu-Yun. Avec les médaillées européennes et mondiales, la Turque Busra Tosun, l’Ukrainienne Anzhelika Terlyuga, la Luxembourgeoise Jennifer Warling et la Macédonienne Jovana Georgieva, il ne manque personne là non plus. Pas même de l’opposition française avec, pour son club, l’espoir Sabrina Ouihaddadene.

Alisa Buchinger en -61kg

Alisa Buchinger prête à semer la zizanie © Denis Boulanger / FFK

La force de frappe française est quasiment sans égale dans cette catégorie avec deux titulaires, Leila Heurtault, pilier de l’équipe de France championne du monde en titre, et Lucie Ignace, championne d’Europe 2016 et vice championne du monde, vice championne d’Europe 2017. La double championne du monde 2014 et 2016, l’Egyptienne Giana Lotfy est venue, on s’en doute, pour défier le duo français sur ses terres et rappeler la hiérarchie. On retrouve des combattantes qui comptent, comme l’Espagnole double médaillée européenne Cristina Ferrer-Garcia, qui monte dans la catégorie, la Turque Merve Coban, la Croate Ana Lenard, la championne d’Europe en titre (et détentrice du titre à Paris en 2017), la Serbe Jovana Prekovic, mais on peut penser qu’elles ne seront ici que pour la figuration face à ce duel triangulaire attendu. Il y en a deux pourtant qui peuvent espérer s’immiscer dans ce débat fermé : la Française Gwendoline Philippe, brillante championne du monde espoirs, et la très efficace championne du monde et d’Europe dans la catégorie… supérieure, l’Autrichienne Alisa Buchinger. Une descente à surveiller de très près, d’autant qu’elle a gagné chez elle le « Série A » de Salzbourg.

Someya, Uekusa et des Françaises qui ne veulent rien lâcher

Un duo de titulaires prestigieuses, Alizée Agier, championne du monde 2014 et vice championne d’Europe 2017, Léa Avazeri, championne d’Europe et du monde espoirs en 2017. Sans Buchinger, la catégorie s’ouvre un peu, et ce sera la bousculade dès ce « Premier League » d’ouverture pour savoir qui de la Suissesse Quirici, championne d’Europe 2016, de la Russe Inga Sherozia, championne d’Europe 2014, de la Turque Burucu, championne d’Europe 2012 et 2013 (et médaillée en 2017), de la vice championne du monde danoise Katrin Petersen… ou de la championne du monde 2012, la Japonaise Kayo Someya – aussi double championne d’Asie 2015 et 2017 – sera la plus dangereuse rivale des Françaises pour reprendre ce flambeau abandonné.
Enfin, en +68kg, les deux titulaires Anne-Laure Florentin, la très solide double championne d’Europe en titre, et Nancy Garcia, troisième des championnats d’Europe espoirs, auront à disposition la championne du monde en titre, la Japonaise Ayumi Uekusa, et quelques très solides, comme la double médaillée mondiale iranienne Hamideh Abbasali ou la Suédoise Hana Antunovic et la Turque Meltem Hocaoglu, sur le podium européen cette année. Mais il y aura aussi une vraie belle rivalité tricolore avec la présence de la championne du monde 2012, Nadège Ait-Ibrahim, engagée par son club.

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